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samedi 10 juillet 2021

Total medley

L’agent du FBI Tars Kellar débarque à Voght City pour enquêter sur les meurtres du Décerveleur, un serial killer au mode opératoire inexplicable. Grâce à ses compétences particulières, Kellar et Maya Baxton, une inspectrice locale, vont rapidement trouver celui qu’ils cherchent.
À défaut d’explications, le tueur va les entraîner dans une course mortelle à travers Voght, où « surenchère » semble être le seul mot d’ordre. Traqués par un ennemi invisible et omnipotent, Tars, Maya et le Décerveleur vont découvrir un univers terrifiant dont aucun ne soupçonnait l’existence.
Total medley
Peter Noria 2021

Merci à Peter Noria.

Ce titre est juste complètement dément. Il commençait pourtant tellement simplement, comme tout thriller. Un meurtre pas tout à fait banal qui laissait présager du mystère, un agent du FBI au nom imprononçable et totalement bizarre qui rencontre une flic du coin, avec qui on peut imaginer une relation à la fois explosive et de complicité. Et puis, d’un seul coup, j’ai eu l’impression que l’auteur avait fumé les poils de son chat pour partir complètement en vrille : je ne comprends que trop le titre. C’est le bazar, il est parti dans tous les sens et nous a offert un medley géniallissime d’absolument tout ce qu’on peut imaginer. Du grand art.

Vous aimez les policiers ? Ce livre est pour vous. Vous aimez les thrillers ? Idem. Vous aimez la SF ? Pareil. Vous aimez le fantastique ? Go ! Foncez, comme je disais, l’auteur part dans tous les sens. Mais pas de manière complètement aléatoire non plus. Tout est bien pensé, réfléchi. Et dans ce chaos, on sent qu’il y a une suite logique, un fil rouge qui est bien suivi et respecté par l’auteur. Tout va de plus en plus vite et est de plus en plus fou, mais tout est parfaitement calculé. Ça a l’avantage de nous garder dans un cadre, mais tout en nous promettant qu’on ne peut pas comprendre ce qu’il va se passer. Car dans un monde où tous les genres se mélangent, comment pouvez-vous ne serait-ce qu’imaginer quelle sera la prochaine péripétie ?

J’ai vraiment tout aimé dans ce texte. La folie de l’auteur, les personnages qui se retrouvent embarqués dans une histoire pas banale, un style tellement fluide et agréable qui nous fait tourner les pages toujours plus vite… L’action, les péripéties, les mystères, la révélation. Même l’épilogue m’a tuée. Car je l’espérais mais ne m’y attendais pas, car il apporte plus de questions que de réponses.

Peter, tu sais que j’adore Max Force, que c’est mon chouchou. Mais là, avec Total medley, j’hésite sur lequel est mon préféré ! Vraiment !

jeudi 8 octobre 2020

Désordre intérieur

Chicago, 31 décembre. John Culver est un ancien flic de Los Angeles atteint d’un cancer incurable. Il a décidé de consacrer le temps qui lui reste à se réconcilier avec sa famille. Son fils Jack est agent du FBI. Ancien soldat traumatisé par une faute de jeunesse, il a délaissé le travail de terrain pour choisir la voie bureaucratique.
Quand tous les deux se retrouvent après quatre ans de séparation, la réunion tourne court. De mystérieux mercenaires enlèvent alors John et font chanter son fils. Les enjeux sont énormes, la pression extrême. Les deux hommes vont devoir se battre chacun de son côté dans l’espoir de sauver leur vie, leur famille, la ville, et peut-être même plus…
Désordre intérieur
Peter Noria 2012

Merci à Peter Noria.

J’ai attendu un long moment pour lire ce livre et, comme d’habitude, je m’en veux. Car j’ai passé un super moment une nouvelle fois. Cette collection de « films à lire » est juste super top, car j’ai l’impression de me regarder un bon vieux Bruce Willis avec plein de bagarres, d’explosions et d’action. Autrement dit, je ne me prends pas la tête, je me laisse porter, et je vois les méchants se faire dégommer les uns après les autres.

Le rythme est lui aussi terrible. Si au début la mise en place laisse présager des retrouvailles humides, au final, on n’a rien de tout ça. Dès que l’action commence, elle ne s’arrête plus. J’avoue que j’ai eu du mal à lâcher mon livre… heureusement que ces titres se lisent vite… d’ailleurs, Peter, je renommerais ta collection « Collection 180 », c’est mensonger de nous dire que ça se lit en deux heures ! Après, moi, je me retrouve au bout de deux heures à devoir poser le livre car je n’avais pas prévu trois heures. Tu le fais exprès juste pour me frustrer encore plus, j’ai bien compris !

En tout cas, niveau frustration, j’ai été servie. Vu qu’on a deux Culver, l’auteur nous faisait passer de l’un à l’autre en choisissant bien les moments les plus tendus pour bien nous perturber et nous donner envie de continuer. Et les méchants sont exactement tels qu’on les attend : ils s’imaginent qu’ils ont tout prévu, mais en fait Bruce Willis… pardon… les Culver sont là !

Je me suis régalée et je sais que deux autres titres suivent celui-ci. Je vais les lire très vite ! Enfin, pas trop vite, car après y en aura plus…

Guerre intérieure »

lundi 28 octobre 2019

Veines rouges

Sur une scène de crime, l’inspectrice Catherine Ambrose découvre un étrange roman de poche. Apparemment, ni l’auteur ni le titre n’ont jamais existé. Pourquoi un faux aussi abîmé, ancien et quelconque était-il si bien caché par son propriétaire ? À court de pistes, l’enquêtrice va chercher conseil auprès de Christian Novell, romancier à l’imagination fertile.
Le pauvre déterre vite un secret vieux de quarante ans, la clé d’une richesse qu’espions et trafiquants cherchent à s’accaparer par tous les moyens. Aspirés dans un engrenage qui ne les lâchera plus, Christian et Catherine vont prendre part malgré eux à une chasse au trésor qui les mènera en plein cœur du Brésil. Que vont-ils découvrir ? Et surtout, reviendront-ils vivants ?
Veines rouges
Peter Noria 2019

Merci à SimPlement et à Peter Noria.

Ce texte est génial ! J’avais aimé le tome 1 de Deadline, mais sans ressentir la frénésie que m’avait procurée les Max Force. Mais alors, celui-ci ! On ressent clairement une évolution dans l’écriture de l’auteur, qui rend son histoire plus mature, plus vivante, plus vraie. J’ai vraiment adoré.

On retrouve ici Novell et Ambrose, plusieurs années plus tard, à enquêter sur une nouvelle affaire ayant un rapport avec la littérature. Ce que j’ai aimé, c’est qu’il s’agit ici d’un vrai jeu de pistes, et on ne sait pas ce qui est vrai ou faux, on ne comprend pas vraiment la portée de cette chasse au trésor dès le début. Le mystère est gardé vraiment très longtemps à ce sujet. Jusqu’à la fin, qui m’a juste sidérée. Je ne m’y attendais pas, et c’était donc une immense surprise. Parfait !

Le style de l’auteur, je l’ai dit, est plus mature dans ce second tome : cela m’a permis de rentrer dans l’histoire encore plus facilement et de dévorer ce texte à vitesse grand V ! Et en plus, le fait que ce soit une suite a permis à l’auteur de développer un petit peu plus ses personnages, pour mon plus grand plaisir ! C’était quelque chose qui me manquait dans le premier tome, alors j’ai été ravie.

En bref, une suite encore meilleure que le premier récit, et une envie d’en avoir encore plus… Y aura-t-il une suite ? Je l’espère, en tout cas !

jeudi 8 novembre 2018

On ne joue plus

Le père de Max a été enlevé. S’il veut le retrouver, son fils est obligé de suivre le jeu de piste macabre orchestré par son mystérieux kidnappeur. Plein de haine et sans limites, ce nouvel ennemi a l’air de connaître intimement Philipe et de tout savoir des secrets de Max. Qui est-il ? Et pourquoi ne sait-on rien de lui ?
Une épreuve perverse après l’autre, rencontres inattendues et défis mortels glisseront à Max les précieux indices menant jusqu’à son père. Là où tout a vraiment commencé. Là où il n’aurait jamais dû se retrouver.
On ne joue plus
Peter Noria 2018

Merci à Peter Noria.

Le troisième et dernier tome des aventures de Max Force ne peut pas se terminer comme ça !! Noooon !! Maintenant tout va changer, et je veux la suite pour pouvoir me prononcer…

Voilà, j’ai râlé un bon coup, je peux maintenant vous dire ce que j’ai pensé de ce titre. Il était génial. Plus noir, plus sombre, avec des enjeux bien plus importants, annoncés directement par l’auteur : on ne joue plus. Ouais, j’ai pu voir ça. Terrible pour Max, mais tellement excitant pour nous !

Car ce livre, c’est une course contre la montre pour sauver le père de Max. C’est aussi le livre où l’on découvre de sombres secrets, qui changent la donne et nous font frissonner. Je vais vous l’avouer : à chaque passage, j’essayais de trouver toutes les raisons possibles pour ne pas y croire. J’essayais de me convaincre que c’était en fait untel, mais pas lui. J’ai eu raison, mais j’ai eu de sacrées sueurs froides et j’ai tellement douté parfois ! Quelle horreur de nous faire vivre ça.

Le rythme est lui aussi complètement fou. Chaque tome est plus épais que le précédent, mais je les lis de plus en plus vite. Allez comprendre. Je suis tellement dans l’histoire, j’aime tellement les personnages et le style que je dévore. Alors, maintenant… j’attends la suite !

samedi 2 septembre 2017

Deadline

Quand on dit que la Vie imite l’Art… Christian Novell, écrivain anonyme et angoissé, découvre que son prochain roman a été volé par des terroristes. Leur but : adapter son livre. L’auteur, piégé dans le Tunnel sous la Manche, et Catherine Ambrose, inspectrice tenace de la police parisienne, sont les seuls à pouvoir empêcher une tragédie d’arriver dans les prochaines heures. Et pourtant, ils ne se sont jamais rencontrés…
Deadline
Peter Noria 2017

Merci à SimPlement et à Peter Noria.

Ce texte est un peu différent des précédents titres que j’ai lus de cet auteur. Il ne lui manque qu’une chose : Max !! Bon, trêve de plaisanterie, ce texte a apparemment été écrit avant les Max Force, et l’on retrouve un style un peu plus balbutiant, moins certain dans le propos. Mais cela ne retire en rien le plaisir que j’ai eu à découvrir cette histoire.

Il faut avouer que le résumé est prenant dès le début. Un auteur dont le roman a été récupéré pour donner lieu à une histoire vraie, ce n’est pas commun. Je n’ai vu ça qu’une fois, dans une série TV géniale (« Castle »), et c’est assez plaisant de voir comment va se dépatouiller le personnage. Alors, j’ai plongé directement dans l’histoire.

Comme pour les autres romans, je ne me suis pas ennuyée. Le récit fonce à cent à l’heure, et je n’ai pas eu le temps de reprendre mon souffle. Tout est bien posé, et les personnages tiennent leur place. Ils ne sont peut-être pas forcément super bien développés car, encore une fois, le roman est court, mais on s’attache tout de même et on espère les voir s’en sortir.

Il paraît qu’il va y avoir une suite. Je serai clairement au rendez-vous !

mardi 22 août 2017

Si jeune et déjà obsolète

Max Force fait face à un nouveau défi. Au cours d’une mission secrète, un mystérieux groupe apparaît : des enfants espions aussi doués que lui, peut-être même plus. Qui sont-ils ? Qui les commande ? Quels secrets se cachent derrière leur force anormale et l’éclat étrange dans leurs yeux ? C’est le début d’une réaction en chaîne explosive, qui mènera Max et son père à questionner leur sens des responsabilités, et surtout leur humanité.
Si jeune et déjà obsolète
Peter Noria 2017

Merci à SimPlement et à Peter Noria.

Je vous parlais il y a quelques jours de mon nouveau chouchou de la littérature jeunesse : le revoici dans de nouvelles aventures ! J’ai pris énormément de plaisir à retrouver Max après ce trop long temps d’attente entre les deux tomes. Eh oui, parfois, cinq minutes, ça peut paraître très long !

Dans ce tome, Max a affaire à des adolescents comme lui… ou plutôt bien plus forts que lui. Ils sont un peu des espèces d’adolescents connectés qui utilisent toute la technologie alentour pour faire ce que lui réalise d’instinct. Donc, forcément, ça coince. Car, moi, j’aime que Max soit le meilleur. D’emblée, je les ai donc détestés, les ewoks.

Mais, heureusement, ils ne sont pas les grands méchants, ils ne sont que des ados à qui il faut apprendre les règles. Alors, un petit jeu est mis en place. Une petite mission factice où il ne doit pas y avoir de victimes… Sauf que tout le monde n’avait pas eu cette consigne, et notamment un groupe de terroristes qui vient se mêler de notre petit escape game.

Comme dans le premier tome, l’intrigue part à cent à l’heure, et on prend énormément de plaisir à suivre la petite bande d’aventuriers et à découvrir leurs capacités tout aussi folles. Mais heureusement qu’il ne s’agit pas que d’un jeu. Je suis sadique, j’aime quand il y a de l’enjeu ! Une nouvelle fois, j’ai adoré ce tome, et le suivant… Bientôt, ma chronique pour lui aussi ! Alors, pour patienter, je vous conseille de commencer à lire la saga !

mardi 30 septembre 2014

Tuer, c’est vraiment un jeu d’enfant

Suite à une croisière qui a mal tourné, Max et Céline, deux adolescents, se retrouvent livrés à eux-mêmes sur une île tropicale isolée. Par la force des choses, ils vont devoir affronter des pirates locaux, des mercenaires américains et des néo nazis fanatiques, tous à la recherche de la même mystérieuse cargaison. Ce que personne n’aurait pu prévoir, c’est que Max est en réalité un espion formé par le gouvernement français, un sale petit secret entraîné depuis le berceau à infiltrer et tuer…
Tuer, c’est vraiment un jeu d’enfant
Peter Noria 2017

Merci à SimPlement et à Peter Noria.

J’ai trouvé mon nouveau chouchou ado de l’espionnage ! Dès les premières pages, j’ai su que cette lecture serait sensationnelle. Tout y était : le ton, la dérision, l’horreur de faire faire un truc pareil à un enfant de six ans ! Non, mais ça va pas ?! Et, en plus, je l’ai pas vu venir, moi ! Il savait ce qu’il faisait, le p’tit, on ne le lui faisait pas à son insu ! Bref, un premier chapitre choquant (dans le bon sens), qui nous fait de suite adhérer à l’histoire.

Alors, quand on retrouve le petit garçon dix ans plus tard, à la retraite sur un bateau de croisière, ça fait sourire. Comme si ce genre de personnage pouvait décrocher de ce genre de chose. Et très vite, les événements s’enchaînent : ça cognait de partout, il y avait des armes, du sang, de l’action et beaucoup d’ironie dans les dialogues. Que du bon !

Il faut dire que j’aime bien les histoires d’espionnage quand ce sont des enfants qui sont mis en scène. On a l’impression qu’on peut tout leur faire faire, et leurs exploits paraissent encore plus impressionnants que si c’était ceux d’un marine ou d’un ex agent de la CIA qui a du bagage et de l’expérience. Ça me fait toujours rire !

Mais là, Max a ce petit quelque chose : il est dedans à fond et ne pense qu’à faire les choses bien. Il ne va pas s’arrêter à la moitié du travail, et c’est ce qui est cool. Un peu tête brûlée sur les bords, il connaît son travail à la perfection. Le personnage est très bien travaillé. Et j’aime beaucoup sa relation avec son père. Une relation de confiance en leurs capacités respectives. Philippe n’a pas peur de laisser Max risquer sa vie car il sait ce dont il est capable. Impressionnant et glaçant à la fois ! J’attends de voir comment ça va évoluer dans les tomes suivants.

Ajoutons à tout cela un style très rapide et qui va droit au but. Ça me plaît, et on n’a pas le temps de s’ennuyer. On peut à peine poser le livre, à vrai dire ! L’objectif de cette collection est apparemment qu’on lise les romans en moins de deux heures. Pari tenu pour moi. Je vais même vous avouer un truc : au moment où cette chronique est écrite, j’ai presque fini le tome 2. Et je pense que, quand elle sera publiée, j’aurais fini le tome 3…